Quatre astuces pour animer à l’extérieur

Les salles, c’est bien ; il y fait chaud, on y retrouve tout, y a un data show pour se réfugier derrière des PowerPoint…etc. Parfois, par choix ou par obligation, on est amené à « sortir » de notre zone de confort pour animer à l’extérieur.

Je ne m’adresse pas ici aux animateurs de camps, habitués des forêts et des randos. Je m’adresse plus particulièrement aux formateurs ou autres coachs en team building.

Tu as décidé (ou on t’a obligé) d’animer un atelier en plein air ? Suis le guide (t’as compris ? « Le guide »… ok je sors) :

1. Va explorer

N’y va surtout pas à l’aveugle. Un super animateur est très organisé et l’allié numéro un de l’organisation, c’est… ?

L’anticipation bien sûr !

(T’as dit flash-cards, c’est ça ? :-/)

Prends un moment pour aller à la découverte du lieu extérieur où tu vas animer. Dans la mesure du possible, pars la veille et fait un tour.

Regarde en quoi consiste le lieu : espace complètement ouvert ? Délimité ? Sentier ? Placette ? Cours d’un hôtel ?

Renseigne-toi pour savoir si le périmètre sera sécurisé ou s’il y aura des va-et-vient de personnes non concernées

(et dont certaines ont la fâcheuse tendance de trouver tout à fait normal de se greffer à un brise-glace juste parce qu’il se fait en public. Non madame ! Excusez-moi, ce n’est pas parce qu’on est en cercle et qu’on chante en bougeant du bassin que tu dois laisser ton marché pour venir t’éclater ; tout le monde n’est PAS invité ! ).

Essaie surtout de visualiser les exercices que tu comptes animer (car à ce stade, tu as déjà préparé ton programme non ? Super Organisation, tout ça…) et vois si le lieu s’y prète.

Note dans ton super carnet tous les points d’attention qui te viennent à l’esprit.

Si tu ne peux pas faire ça la veille, tu le feras le jour même en arrivant un peu avant les autres (tu as bien dormi, donc tu es frais et alerte ! )

2. Recrute un allié

Maintenant que tu connais les lieux, il faut sécuriser le périmètre.

Fait appel à ton Super Pouvoir participatif et recrute un-e assistant-e. Plus particulièrement si tu travailles avec un public jeune et imprévisible.

Ton allié t’aidera à garder l’œil sur le groupe et à veiller à ce qu’il n’ y ai pas de brebis égarées.

Confie à ton assistant-e la tâche très simple d’observer avec toi, ou alors de co-animer les exercices, et positionnez-vous dans l’espace de manière à avoir une vue 360° et de couvrir les angles morts.

3. Occupe l’espace !

Nous connaissons les lieux, nous sommes rassurés par des personnes qui nous aident, quelle est la suite ?

On t’as offert de l’espace, profitesen !

Rien n’est plus moche qu’un groupe de 20 personnes agglomérés dans un coin de 2 mètres carrés sur une clairière de 3 hectares.

Profite de l’espace pour réadapter tes exercices, fait bouger les participants (es), propose des exercices qui se font en marchant, ou anime chaque exercice dans un endroit différent.

J’ai animé une fois un team building dans un complexe touristique en bord de mer. J’ai tracé une sorte de parcours avec des stations. A chaque station, le groupe faisait une pause pour découvrir un nouvel exercice, qui était toujours en lien avec un repère (par exemple, j’ai fait l’exercice sur la communication à côté d’une cabine téléphonique…).

Si c’est en plein air, dans la nature, pense à t’associer avec un guide de la nature (aha !) pour intégrer une partie découverte et exploration.

Si c’est en milieu urbain, peut-être qu’un connaisseur de la ville pourrait glisser ici et là des informations touristiques…

4. PARLE FORT !

Dernier point : la voix !

En intérieur, nous sommes isolés de l’environnement sonore externe (c’est par pour rien qu’ils ont inventé les murs).

En extérieur, c’est une autre paire de manche. Pas de murs pour répercuter la parole donc de grandes chances de ne pas être entendu.

C’est là où il faudra faire appel aux compétences de présence dont j’ai parlé dans cet article. Il faudra déployer tes talents d’acteur de théâtre pour faire porter ta voix et t’assurer que l’ensemble des participants puissent t’entendre. En extérieur, il ne faut pas lésiner sur les moyens : il va falloir gueuler !

Un petit conseil toutefois, on peut s’amuser à créer des dynamiques de discussion différentes. Par exemple pour expliquer les règles de l’exercice, les participants peuvent très bien être dans un large cercle ; tu pourras ainsi te balader en parlant très fort, ça crée du dynamisme et ça impulse de l’énergie.

Par contre, pour le débriefe, il serait plutôt préférable de resserrer le cercle ou alors de faire carrément asseoir les gens en rangs et d’être debout, proche d’eux.

Pour résumer

Bref, si on associe anticipation, co-animation, exploration et présence, on peut transformer une contrainte en spectacle ! Ne vois surtout pas l’animation en extérieur comme une « difficulté à gérer » mais plutôt comme une « opportunité pour innover« .

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