3 méthodes simples pour revisiter les « travaux de groupes »

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Ah, les travaux de groupes… l’outil de base. Rien de plus simple que de répartir les participants en quatre groupes, de leur donner la même mission, puis de leur demander de faire des présentations, chaque groupe commentant les travaux des autres… etc.

Bien sûr, pour les répartir on fait la technique du « 1 2 3 4… », on compte, on compte, et après les gens se regroupent selon les chiffres qu’ils ont obtenus.

Tu n’en as pas un peu marre de ça ? Les travaux de groupes qui sont en général une bouffée d’oxygène pour les gens blasés du powerpoint, sont devenus maintenant une source de lassitude pour beaucoup d’apprenants ; dépités justement d’être assujettis à cette même méthode, over and over again.

Il est temps d’innover ! Je vais d’ailleurs te donner trois méthodes très simples pour « assaisonner » tes travaux de groupe :

 

  1. Confiez des missions différentes

Au lieu de confier aux groupes la même tâche puis croiser les résultats, ; prenant ainsi le risque d’ouvrir un espace de critique concurrentiel, où chaque groupe, pour valoriser son travail, descend celui des autres ; confiez plutôt des missions différentes à chaque groupe.

Supposons que la mission initiale est « définir le marketing » : Une première approche serait de donner trois types de marketing à chaque groupe (marketing direct, marketing digital, marketing produit…) De la sorte, lorsque les groupes présenteront, chaque groupe va découvrir ce que les autres ont fait et ainsi apprendre d’eux et non pas se comparer à eux.

Une deuxième approche serait de demander des définitions de natures différentes : définition linguistique (chercher dans le dictionnaire), une définition économique, une définition sociale…etc.

Idem, chaque groupe aura à croiser sa définition avec les autres pour essayer à la fin de sortir avec une définition commune et plus riche, englobant tous les aspects.

En adoptant cette méthode, tu pousses les participants à produire ensemble et à rendre les travaux de groupes « traditionnels » un espace collaboratif, où on se sent « connectés » plus qu’un espace où on se subdivise .

 

2. les abeilles

Si pour une raison ou une autre, tu n’as pas d’alternative et qu’il est impératif que chaque groupe travaille sur la même chose pour comparer par la suite, tu peux toujours ajouter un élément pour rendre ces travaux moins monotones et plus dynamiques : ajoute des abeilles !

Les abeilles, c’est quelques participants qui font partie à la fois de tous les groupes, sans faire partie d’aucun en particulier. Autrement dit, ils tournent.

Une fois que tu as constitué tes groupes (4, supposons), tu identifieras dans chaque groupe, soit par choix ou appel à volontaires, une « abeille ». Son rôle, sera le suivant : après le passage de chaque plage horaire (si l’exercice dure 20 minutes, ça serait donc toutes les 5 minutes), l’abeille ira vers un autre essaim (groupe), l’intégrera et continuera d’y travailler en le faisant bénéficier de ses acquis.

Ainsi, bien que les groupes travaillent sur le même contenu, l’information circulera entre eux grâce à ces participants colporteurs. Ils auront également un rôle de régulation, puisqu’ils peuvent agir comme accélérateurs de réflexion « l’autre groupe ils ont fait comme ça, donc vous pourriez faire pareil… ».

Cette méthode qui crée également des connexions entre les différents groupes, permet donc lors des présentations, de déminer les rivalités et l’esprit concurrentiel. En effet, les quatre éléments qui ont tourné ne se considèrent pas vraiment comme redevables aux autres groupes et jouent donc un rôle de modérateurs-médiateurs pendant les débats et les échanges. Ils ont une vue d’ensemble sur le déroulement de l’exercice, connaissent les points communs et les divergences entre les différents groupes, ce qui en fait des alliés pour débriefer plus rapidement et amener aux conclusions souhaitées.

En plus, voir quelqu’un partir et un autre le remplacer toutes les 5 minutes peut sembler perturbateur, mais ça reste extrêmement fun !

 

3. Le « 2 rounds switch »

Oui, l’intitulé anglais de cette technique vend du rêve, mais sa traduction en français en livre tout le secret : l’échange avec deux sessions.

Le concept est simple, au lieu de faire une session de 20 minutes, fais plutôt deux sessions de 10 minutes. Entre les deux sessions, fractionne puis recombine les groupes.

Si tu as quatre groupes de 4 participants chacun, donne-leur 10 minutes par exemple, pour « identifier le problème » puis lorsque les 10 minutes se sont écoulées, demande à chaque groupe de se séparer en deux binômes et trouve un moyen ludique de créer quatre nouveaux groupes en mélangeant les binômes. Pour les prochaines 10 minutes, les nouveaux groupes devront « identifier la solution au problème »

Cette technique permet surtout d’éviter que des groupes stagnent à cause des difficultés de communiquer. En effet, dans les travaux de groupes, il arrive parfois que les gens n’avancent même pas sur l’objectif de l’exercice car ils ne se mettent pas d’accord au départ. À ce moment là, le switch qui arrive au bout de 10 minutes, permettra aux éléments fortement antagonistes de « divorcer » et d’aller trouver bonheur ailleurs.

Et encore une fois, ça renforce la cohésion globale du groupe de participants et ça permet une meilleure appropriation et une mise en débat constructive des échanges.

 

Teste l’une de ces trois méthodes et tu remarqueras un changement notable, que ce soit durant le déroulé des travaux de groupe ou (surtout) lors des restitutions.

As-tu, toi-même, développé tes propres méthodes pour customiser les travaux de groupes ? Partage-les dans les commentaires !

 

Photo by Climate KIC on Unsplash

 

 

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