3 erreurs communes lors de l’animation d’un brainstorming

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Ah! ce bon vieux brainstorming ;  plus personne n’est ignare de cet outil basique à l’efficacité déconcertante.

Le principe est simple : on pose une question ou on expose une notion et on demande aux participants de « dire tout ce qui leur passe par la tête » ou plutôt « ce que ça leur inspire, ce à quoi ça les fait penser ».

Et pourtant, bien que cet énoncé résume la méthode, beaucoup d’animateurs tombent dans des pièges classiques qui parasitent le bon déroulement du brainstorming.

Pour vous expliquer ces 3 erreurs, nous allons prendre un exemple de référence.

Sujet du brainstorming : « L’éducation »

L’un des participants répond : « Dodo »

Voici ce qu’il ne faut pas faire :

  • La remise en cause du lien

L’objectif d’un brainstorming est d’ouvrir l’esprit, de créer de la synergie, de stimuler la réflexion. Aucun d’entre nous n’est capable de comprendre ou d’anticiper comment est-ce que les gens relient « l’éducation » au « dodo ». Donc la première erreur à ne pas faire, c’est de dire au participant « est-ce que tu peux nous expliquer la relation entre dodo et éducation ? » ou « je ne vois pas le lien entre le dodo et l’éducation ». Le but du brainstorming n’est pas LA LOGIQUE mais la CRÉATIVITÉ.

  • La reformulation

Les participants savent pourquoi ils ont choisi ce mot et pas un autre… ou pas ! Et c’est tant mieux ! Il ne faut surtout pas dire « tu voulais dire « bien dormir » ? » ou encore « je note « sommeil » « . Il y a une logique interne à ce choix et le participant n’a pas forcément encore développé lui-même son idée. Mais à cet instant précis, il a senti le besoin d’exprimer cette expression.

On peut par contre, à sa demande, AIDER une personne à mieux FORMULER (et non pas reformuler) son idée . Mais une fois que la proposition est formulée, il faut l’accepter et la noter.

  • Le jugement

En dehors du fait que les deux premières attitudes soient en soi une forme de jugement (remettre en cause le lien ou reformuler signifient qu’on estime la proposition pas bonne), beaucoup d’animateurs, consciemment ou pas (ce qui est pire), font des mimiques, des expressions faciales ou encore, adoptent une attitude lorsqu’ils notent les propositions. Ces attitudes laissent clairement paraître ce qui est estimé comme « bonnes » et « mauvaises » réponses. Ce qui, en soi, est fondamentalement erroné ! Puisque dans un brainstorming, il n y a pas de bonnes et de mauvaises réponses.

Il faudrait que l’ensemble des participants aient le sentiment que tout ce qu’ils sont en train de proposer est de l’or, car ceci va les encourager à en proposer davantage, à construire les uns sur les idées des autres et à produire collectivement de belles choses.

 

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